Aller au contenu

« Wilhelm von Mirbach » : différence entre les versions

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Contenu supprimé Contenu ajouté
Synthwave.94 (discuter | contributions)
m v1.43 - Correction syntaxique (Orthographe et typographie)
Ligne 6 : Ligne 6 :
Issu d'une riche famille catholique d'aristocrates prussiens, il est un descendant de {{Lien|Johann Wilhelm von Mirbach|lang=de}}, fondateur de l'{{Lien|Académie noble rhénane|lang=de|trad=Rheinische Ritterakademie}}. Ses parents étaient le comte Ernst von Mirbach et son épouse, née Wilhelmine von Thun-Hohenstein (1851-1929).
Issu d'une riche famille catholique d'aristocrates prussiens, il est un descendant de {{Lien|Johann Wilhelm von Mirbach|lang=de}}, fondateur de l'{{Lien|Académie noble rhénane|lang=de|trad=Rheinische Ritterakademie}}. Ses parents étaient le comte Ernst von Mirbach et son épouse, née Wilhelmine von Thun-Hohenstein (1851-1929).


Il sert en 1908-1911 comme conseiller à l'ambassade d'Allemagne de [[Saint-Pétersbourg]]<ref>[[Richard Pipes]], ''La Révolution russe'', PUF, 1993, p. 566.</ref>. Il est ensuite conseiller politique du commandement militaire allemand à [[Bucarest]]. En 1915, Mirbach est ambassadeur d'Allemagne à Athènes, dont il est expulsé en décembre 1916 après la prise du pouvoir par le [[gouvernement de défense nationale (Grèce)|gouvernement favorable]] à l'[[Triple-Entente|Entente]] d'[[Elefthérios Vénizélos]]<ref>{{article|périodique=[[Le Miroir (hebdomadaire photographique)|Le Miroir]]|titre=L'expulsion du comte de Mirbach, ministre d'Allemagne, à Athènes|numéro=160|jour=17|mois=décembre|année=1916|url=http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6522786h|consulté le=28 janvier 2015}}</ref>. Du 16 décembre 1917 au 10 février 1918, il est envoyé extraordinaire allemand à [[Saint-Pétersbourg|Pétrograd]], mission qui aboutit à la signature du [[Traité de Brest-Litovsk (Empires centraux-Russie)|traité de Brest-Litovsk]], à la suite duquel il est nommé [[Ambassade d'Allemagne en Russie|ambassadeur à Moscou]] en avril 1918.
Il sert en 1908-1911 comme conseiller à l'ambassade d'Allemagne de [[Saint-Pétersbourg]]<ref>[[Richard Pipes]], ''La Révolution russe'', PUF, 1993, {{p.|566}}.</ref>. Il est ensuite conseiller politique du commandement militaire allemand à [[Bucarest]]. En 1915, Mirbach est ambassadeur d'Allemagne à Athènes, dont il est expulsé en décembre 1916 après la prise du pouvoir par le [[gouvernement de défense nationale (Grèce)|gouvernement favorable]] à l'[[Triple-Entente|Entente]] d'[[Elefthérios Venizélos]]<ref>{{article|périodique=[[Le Miroir (hebdomadaire photographique)|Le Miroir]]|titre=L'expulsion du comte de Mirbach, ministre d'Allemagne, à Athènes|numéro=160|jour=17|mois=décembre|année=1916|url=http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6522786h|consulté le=28 janvier 2015}}</ref>. Du 16 décembre 1917 au 10 février 1918, il est envoyé extraordinaire allemand à [[Saint-Pétersbourg|Pétrograd]], mission qui aboutit à la signature du [[traité de Brest-Litovsk]], à la suite duquel il est nommé [[Ambassade d'Allemagne en Russie|ambassadeur à Moscou]] en avril 1918.


== Assassinat ==
== Assassinat ==
Il est assassiné par [[Iakov Bloumkine]], à la demande du comité central du [[Parti socialiste-révolutionnaire de gauche]], qui a essayé de provoquer la reprise de la guerre avec l'Allemagne<ref>[[Léon Trotsky]], [http://marxists.anu.edu.au/francais/trotsky/oeuvres/1936/04/lt19360400a.htm#_ftn4 « L'endroit d'où l'on ne revient pas »], avril 1936.</ref>. Bloumkine est entré dans la résidence de Mirbach en utilisant des documents falsifiés et a tiré sur sa victime à bout portant. L'assassinat de Mirbach marque le début de la révolte des socialistes-révolutionnaires de gauche à Moscou en 1918.
Il est assassiné par [[Iakov Bloumkine]], à la demande du comité central du [[Parti socialiste-révolutionnaire de gauche]], qui a essayé de provoquer la reprise de la guerre avec l'Allemagne<ref>[[Léon Trotski]], [http://marxists.anu.edu.au/francais/trotsky/oeuvres/1936/04/lt19360400a.htm#_ftn4 « L'endroit d'où l'on ne revient pas »], avril 1936.</ref>. Bloumkine est entré dans la résidence de Mirbach en utilisant des documents falsifiés et a tiré sur sa victime à bout portant. L'assassinat de Mirbach marque le début de la révolte des socialistes-révolutionnaires de gauche à Moscou en 1918.


Wilhelm v. Mirbach est remplacé par [[Karl Helfferich]] comme ambassadeur allemand à la RSFSR.
Wilhelm v. Mirbach est remplacé par [[Karl Helfferich]] comme ambassadeur allemand à la RSFSR.

Version du 31 décembre 2017 à 20:59

Le comte Wilhelm von Mirbach Harff (Bad Ischl en Haute-Autriche, 2 juillet 1871 - Moscou, 6 juillet 1918) est un diplomate allemand. Il a participé aux négociations soviéto-allemandes de Brest-Litovsk (décembre 1917 - mars 1918, voir Traité de Brest-Litovsk). Il a été nommé ambassadeur d'Allemagne à la RSFSR en avril 1918.

Biographie

Issu d'une riche famille catholique d'aristocrates prussiens, il est un descendant de Johann Wilhelm von Mirbach (de), fondateur de l'Académie noble rhénane (de). Ses parents étaient le comte Ernst von Mirbach et son épouse, née Wilhelmine von Thun-Hohenstein (1851-1929).

Il sert en 1908-1911 comme conseiller à l'ambassade d'Allemagne de Saint-Pétersbourg[1]. Il est ensuite conseiller politique du commandement militaire allemand à Bucarest. En 1915, Mirbach est ambassadeur d'Allemagne à Athènes, dont il est expulsé en décembre 1916 après la prise du pouvoir par le gouvernement favorable à l'Entente d'Elefthérios Venizélos[2]. Du 16 décembre 1917 au 10 février 1918, il est envoyé extraordinaire allemand à Pétrograd, mission qui aboutit à la signature du traité de Brest-Litovsk, à la suite duquel il est nommé ambassadeur à Moscou en avril 1918.

Assassinat

Il est assassiné par Iakov Bloumkine, à la demande du comité central du Parti socialiste-révolutionnaire de gauche, qui a essayé de provoquer la reprise de la guerre avec l'Allemagne[3]. Bloumkine est entré dans la résidence de Mirbach en utilisant des documents falsifiés et a tiré sur sa victime à bout portant. L'assassinat de Mirbach marque le début de la révolte des socialistes-révolutionnaires de gauche à Moscou en 1918.

Wilhelm v. Mirbach est remplacé par Karl Helfferich comme ambassadeur allemand à la RSFSR.

Notes et références

  1. Richard Pipes, La Révolution russe, PUF, 1993, p. 566.
  2. « L'expulsion du comte de Mirbach, ministre d'Allemagne, à Athènes », Le Miroir, no 160,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Léon Trotski, « L'endroit d'où l'on ne revient pas », avril 1936.

Source