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« Traité de réassurance » : différence entre les versions

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Bismarck considérait comme essentiel de continuer à isoler diplomatiquement la [[France]] pour assurer la sécurité [[Allemagne|allemande]].
Bismarck considérait comme essentiel de continuer à isoler diplomatiquement la [[France]] pour assurer la sécurité [[Allemagne|allemande]].


Le traité, secret, comporte deux parties :
Le traité, secret, comporte six articles et un protocole additionnel rigoureusement secret qui ont pour conséquence :


# La Russie promet de rester neutre dans le cas d’une attaque française contre l’Allemagne, et l’Allemagne promet de rester neutre dans le cas d’une attaque [[Autriche|autrichienne]] contre la Russie.
# La Russie promet de rester neutre dans le cas d’une attaque française contre l’Allemagne, et l’Allemagne promet de rester neutre dans le cas d’une attaque [[Autriche|autrichienne]] contre la Russie.

Version du 20 octobre 2012 à 02:50

Le Traité de réassurance (18 juin 1887) a été une tentative de Bismarck pour continuer à s'allier avec la Russie à la suite de l'ancienne entente des trois empereurs, tout en maintenant parallèlement le système de la Triplice.

Bismarck considérait comme essentiel de continuer à isoler diplomatiquement la France pour assurer la sécurité allemande.

Le traité, secret, comporte six articles et un protocole additionnel rigoureusement secret qui ont pour conséquence :

  1. La Russie promet de rester neutre dans le cas d’une attaque française contre l’Allemagne, et l’Allemagne promet de rester neutre dans le cas d’une attaque autrichienne contre la Russie.
  2. L’Allemagne se déclare elle-même neutre dans le cas d’une intervention russe dans le Bosphore et les Dardanelles.

Le traité est signé le 18 juin 1887, du côté allemand par le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, le prince Herbert von Bismarck (fils aîné du chancelier) et du côté russe par l'ambassadeur à Berlin, le comte Chouvalov.

Comme partie du système de Bismarck de "diversion latérale" le traité a été très dépendant de la réputation personnelle du chancelier. Après le départ de Bismarck, le ministère des Affaires étrangères allemand se révèle incapable de poursuivre cette politique avec succès.

En 1890, la Russie demande à renouveler le traité, ce que refuse l'Allemagne : l'empereur Guillaume II considère que sa relation personnelle avec le tsar Alexandre III suffit à maintenir des liens diplomatique satisfaisants avec la Russie, alors qu'un maintien du traité se ferait au détriment de ses tentatives d'attirer le Royaume-Uni dans la sphère allemande. Cependant, alarmée par son isolement croissant, la Russie se rapproche de la France (convention militaire franco-russe de 1892 conduisant à l'Alliance franco-russe), dont elle rompt ainsi l'isolement.

En 1896, le traité est rendu public par un journal allemand, les Hamburger Nachrichten, ce qui fait grand bruit en Allemagne et en Autriche-Hongrie.

Voir aussi